Une ancienne technique d’incrustation perse d’Ispahan, de minuscules triangles de bois, d’os, de laiton et de fil d’argent assemblés en motifs géométriques complexes d’étoiles d’une complexité extraordinaire.
Un centimètre carré de khatam peut contenir plus d’une centaine de pièces individuelles. La géométrie est mathématique ; L’exécution se fait entièrement à la main.
Khatam kari (خاتم کاری, également écrit khatamkari) est l’un des grands arts décoratifs du monde perse — une forme micro-mosaïque de marqueterie. Le nom se traduit par « incrustation » (khatam, « incrustation », plus kari, « travail »), et la tradition est pratiquée sans interruption à Ispahan, Chiraz et Téhéran depuis au moins 700 ans. L’œuvre consiste à assembler de minuscules pièces triangulaires de bois, d’os, de laiton, de fil d’argent et d’ébène en motifs géométriques complexes d’étoiles et de polygones à la surface d’un objet. Un mètre carré de khatam peut contenir plusieurs centaines de milliers de pièces individuelles.
L’unité caractéristique est l’étoile à six branches, construite à partir de six triangles équilatéraux de matériaux alternés. Les khatamkars expérimentés réalisent également des compositions d’étoiles à cinq, huit et douze branches ainsi que des motifs polygonaux entrelacés d’une grande complexité. La qualité du khatam se mesure à la précision et à la cohérence de la géométrie — un panneau bien réalisé conserve son caractère aussi bien à courte distance qu’à travers une pièce.
Make Bespoke Studio trouve des khatam authentiques auprès d’artisans d’Ispahan travaillant dans la tradition maître-apprenti. Il est appliqué sur les surfaces de meubles, les panneaux de moustiquaire, les incrustations d’armoires, les boîtes décoratives et les cadres. Chaque commande est développée en collaboration avec le khatamkar, qui conseille sur l’échelle du motif et la composition des matériaux par rapport à la pièce.

Les matériaux composants — généralement le bois de noyer, d’orange ou de jujube, le fil de laiton, le fil d’argent et l’os — sont tirés ou découpés en longs prismes triangulaires de dimensions précises. La précision de ces prismes détermine la géométrie du panneau fini.
Les prismes triangulaires sont assemblés à la main en faisceaux à motifs étoilés, sans adhésif, et maintenus ensemble par du fil ou du cordon pendant la construction du motif.
Les paquets assemblés sont découpés sur toute leur largeur à l’aide d’une scie fine, produisant de fins disques du motif étoile achevé. Celles-ci sont posées côte à côte sur le panneau, construisant la surface section par section. Un seul centimètre carré peut contenir plus d’une centaine de pièces individuelles.
Le panneau est pressé à plat, poncé lissé sur toute la face, et fini à l’huile ou Laque pour sceller et protéger la surface tout en maintenant la profondeur de l’incrustation.

La sculpture sur bois est actuellement pratiquée principalement à Ispahan, Shiraz et Téhéran. Cet art délicat a connu une grande innovation en préservant ses nobles qualités. Une attention particulière est portée à l’aspect design de cette compétence, où de magnifiques motifs sont gravés dans le bois, l’ivoire ou l’os avec des formes simples ou plus distinctives.




Mohammad Bagher Hakim-Elahi était un maître de l’art du Khatam. Il a appris auprès du Maître Sanee-Khatam dans sa jeunesse à Chiraz, en Iran, et a enseigné à son plus jeune frère, Asad-ol-lah, Hakim-Elahi. Au début des années 1950, M. Hakim-Elahi s’est installé à Téhéran où il est resté jusqu’à sa mort en mars 2012. Il a réalisé de nombreuses œuvres Khatan, allant de petits cadres et boîtes à bijoux à des pièces plus grandes comme des tables basses et des lustres. Ses œuvres se trouvent aujourd’hui dans divers lieux à travers le monde, tels que des musées en Iran et des collections privées.






La sculpture sur bois est une forme d’art populaire que l’on retrouve à travers l’Iran, notamment sur les mosquées, palais et bâtiments anciens. Des images de feuilles de rose, d’oiseaux et d’animaux sont couramment représentées, ainsi que des treillis faits à la main. L’Iran est réputé pour ses anciennes portes et fenêtres en treillis. Un autre type d’art est le sudorique travail du bois – qui consiste en des motifs complexes sculptés dans différentes couleurs de bois naturel. Cela produit une surface uniforme avec des images intéressantes pouvant inclure arbres, fleurs et animaux. L’Organisation du patrimoine culturel d’Iran finance des ateliers pour préserver cet artisanat, tandis qu’il continue d’être transmis dans des ateliers privés.
Le khatam convient aux objets et surfaces où le détail peut être apprécié de près. Les échelles de motifs plus grossiers se lisent bien à des dimensions plus grandes — plateaux de table, façades d’armoires ; des motifs plus fins conviennent aux pièces plus petites et aux objets décoratifs. La technique fonctionne aussi bien dans les intérieurs contemporains que patrimoniaux — la géométrie n’est pas d’origine occidentale mais se perçoit comme un ornement architectural dans tous les contextes.